Débit, crédit, banco!
Par Rudo de Ruijter,
Chercheur indépendant
Pays-Bas
Décembre 2008
Dans “Secrets d’argent,
intérêt et inflation” [1] j’ai dévoilé pas mal de choses sur
les banques. Cependant beaucoup de lecteurs avaient encore
des questions sur la manière dont les banques créent de
l’argent. Ce n’est pas si surprenant, car c’est, en effet,
pour vous faire rouler les yeux. Certains n’arrivent pas à
le croire. C’est pas possible des trucs pareils, non?
Dans cet article nous
allons l’expliquer en détail. Pour éviter des malentendus:
les banques font de l’argent, mais pas de billets de banque.
Seule la banque centrale a le droit d’imprimer des billets
de banque. Les banques ordinaires font plus simplement.
Elles créent de l’argent en tapant des nombres sur des
comptes bancaires et les prêtent. Et sur ces sommes prêtées
elles collectent des intérêts. C’est ainsi que les banques
deviennent riches.
Jouer au banquier est donc un jeu amusant. Mais, comme pour
tous les jeux, il y a des règles. Elles sont fixées par la
banque centrale. Cela ne veut pas dire, que tout se passe
alors sans problème. De temps à temps ça peut tourner
bigrement au vinaigre, comme on peut le constater avec la
crise du crédit en ce moment. On y reviendra plus tard.

Mais voyons de plus
près comment une banque fonctionne. C’est surtout une
question de comptabilité. Personnellement je trouve la
comptabilité ennuyeuse, donc je ne montre que les trucs
intéressants. Voici d’abord un exemple de la comptabilité
d’une banque, pour être plus précis, d’un bilan. Pour garder
les choses simples, je n’y ai pas tout mis. Du côté gauche
ou débit, on trouve l’actif. C'est ce que la banque a, les
avoirs. Du côté droit ou crédit, on trouve le passif, ce que
la banque doit aux autres. De ce côté-ci on trouve aussi ce
que la banque doit aux propriétaires, le capital. Quand on
déduit les passifs de tous les actifs, il reste le capital.
(Chez les banques les
nombres sont si grands, que sur leur bilan les trois
derniers chiffres sont généralement omis. Il faut alors
multiplier tous les montants par 1000.)
Maintenant nous allons
faire travailler le banquier et regarder comment il fait. Ce
n’est pas nécessaire de voir chaque fois le bilan entier. Je
montrerai chaque fois le bout qui change. Pour la simplicité
j’utilisera des petits montants. Dans la réalité ils sont
beaucoup plus grands. Nous verrons aussi les règles de jeu
principales. On démarre simplement.
La banque prend des
billets de banque en dépôt

Jean a 1000 euros en
billets et les porte à la banque. Le banquier dit “merci” et
écrit les 1000 euros sur le bilan du côté des avoirs
(actifs): Billets en caisse, + 1000 euros. Mais la banque
devra aussi rendre cet argent un jour. La banque a donc
également une dette envers Jean. Le banquier écrit du côté
des dettes (passifs): Compte courant Jean, + 1000 euros.
De cette façon beaucoup
de clients viennent déposer leur argent à la banque. Par
expérience, le banquier sait, que beaucoup de clients
laissent la plus grande partie de leur argent à la banque
pour longtemps. Tous les jours, il en est retiré un peu,
mais il en est rajouté aussi. Donc, la banque dispose de
plus de billets en caisse, que ce dont elle a besoin
quotidiennement.
Maintenant la
banque va se servir des billets dont elle n’a pas besoin
quotidiennement pour fournir un prêt. C’est avec ça qu’elle
peut collecter des intérêts. Et plus elle prête, plus elle
collecte des intérêts. Mais elle doit prendre soin, de
garder assez d’argent en caisse pour le cas où Jean
viendrait pour retirer de l’argent. Et si ce n’est pas Jean
qui vient, il y aura certainement d’autres clients qui
viennent en retirer. Combien la banque, doit-elle garder en
caisse? Eh bien, dans la pupart des pays c’est la banque
centrale qui détermine la règle. Nous prenons comme exemple,
celle aux États-Unis: [2] “pour tout l’argent sur les
comptes courants la banque doit garder au moins 10% de
réserve de caisse.” Donc, des 1000 euros de Jean, la
banque peut prêter 900 euros. (En Europe la liquidité varie
par pays, de 2% jusqu’à 25% [3] )
La banque prête des billets de banque

Pierre veut s’acheter
un ordinateur et demande un emprunt de 850 euros. La banque lui
prête 850 euros en billets de banque. Les clients qui
empruntent de l’argent sont inscrits sous Débiteurs (ils ont
une dette envers la banque = la banque a une créance sur
eux.)
Eh! Comment
est-ce possible? D’abord il n’y avait que 1000 euros et
maintenant Jean a 1000 euros et Pierre a 850 euros! Oui,
nous nous sommes laissés berner. Le banquier sort ces 850
euros tout simplement de son chapeau. Jean a toujours ces
1000 euros sur son compte et Pierre a 850 euros sur lesquels
il doit des intérêts. Actif, passif, banco!
C’est donc cela
le secret du banquier: on prête de
l’argent et on fait comme si on l’a toujours!
Ce n’est pas la peine
d’en vouloir à votre banquier. Cette façon de créer de
l’argent s’est développée historiquement. En fait, elle vient
de l’époque de l’orfèvre. A cette époque il n’y avait pas
encore de billets de banque, mais des reçus pour des pièces
d’or, qui servaient comme des billets de banque. L’orfèvre
fournissait des prêts sous forme de reçus. Le secret de
l’orfèvre c’était qu’il prêtait plus de reçus qu’il ne
possédait de l’or.
L’orfèvre
A l’époque où les
gens payaient encore avec des pièces d’or, beaucoup
donnaient leurs pièces en dépôt chez l’orfèvre et lui
payaient une petite récompense. Il était le seul qui
disposait d’un coffre fort sûr. Les gens recevaient un reçu
de l’orfèvre, avec lequel ils pouvaient récupérer leur or
plus tard. Mais les gens commençaient à se servir des reçus
pour régler leurs achats. Comme ça ils n’avaient pas besoin
d’emporter des pièces d’or avec eux. Celui qui recevait un
tel reçu pouvait, en effet, récupérer les pièces d’or chez
l’orfèvre, s’il le voulait. En entreposant des pièces d’or
l’orfèvre s’enrichissait en dormant.
De plus en plus
souvent il y avait également des gens, qui venaient pour lui
emprunter de l’argent. Mais au lieu d’emporter des pièces
d’or, ils préféraient les laisser dans le coffre, et
demandaient un reçu à la place. Au départ l’orfèvre ne
prêtait que ses propres pièces. (C’est à dire: il prêtait
des reçus avec ses propres pièces en garantie.) Mais lorsque
de plus en plus de gens voulurent lui emprunter de l’argent,
il commença à tricher. Il prêta des reçus
d’or que des clients avaient donnés en
dépôt. De cette façon l’orfèvre prêtait de plus en plus de
reçus et encaissait de plus en plus d’intérêts. Et tant
qu’il n’y avaient pas trop de clients qui venaient
simultanément pour échanger leurs reçus contre des pièces
d’or, personne ne s’en apercevait.
Coffre vide
Et c’est ainsi que cela
fonctionne toujours. Tout le monde a des montants sur son
compte courant et tant qu’il n’y a pas trop de gens qui
viennent exiger leur argent en même temps, personne ne se
rend compte que le coffre est quasiment vide. Presque tout
l’argent a été prêté. Beaucoup de gens pensent toujours que
les banques sont riches et prêtent leur propre argent. Eh
non. Les banques n’ont pas d’argent pour cela. Elles ne
prêtent que l’argent appartenant à leurs clients.
En raison de ce coffre
quasiment vide il y a toujours la menace que la banque ne
dispose pas d’assez d’argent pour exécuter les paiements
nécessaires. Comme on le dit si poétiquement dans la crise
du crédit: la banque a alors un problème de liquidité. On en
reparlera plus tard.
Multiplier de l’argent avec le tour du chapeau

Notre Banque Exemple a, grâce aux 1000 euros de Jean, créé
850 euros supplémentaires pour prêter. Voyons maintenant ce
qui arrive avec ces 850 euros. Pierre achète un ordinateur et le
marchand porte les 850 euros à sa banque. Banquier B. dit
“merci”et écrit les 850 euros sur le bilan du côté des
avoirs de la banque: billets en caisse, + 850 euros. Mais la
banque devra rembourser ces 850 euros un jour. La banque a
donc aussi une dette envers le marchand. Le banquier écrit
du côté des dettes de la banque: Compte courant, Marchand
d'ordinateurs: + 850 euros.

La Banque B. doit
maintenir au moins 10% en réserve de caisse. Sur les 850
euros qui ont été rajoutés sur les Comptes courants, cela
fait 85 euros. Des 850 euros la Banque B. peut prêter au
plus 765 euros. Elle prête 750 euros à Guillaume, qui
s’achète un vélo avec. Le marchand de vélo porte les 750
euros à la Banque C. Des 750 euros, la Banque C. peut prêter
au plus 675 euros. Et ainsi l’histoire continue avec chaque
fois des montants un peu inférieurs.
Ainsi, les billets de banque de Jean vont
successivement à la Banque Exemple, au magasin d' ordinateurs, à
la Banque B., au marchand de vélo, à la Banque C et ainsi de
suite. Chaque banquier qui met ses doigts dessus peut en
profiter pour créer de nouveaux prêts. Et finalement, les
1000 euros de Jean peuvent être le prétexte pour beaucoup de
nouveaux prêts, dispersés sur beaucoup de banques, qui
collectent beaucoup, beaucoup d’intérêts avec ça.
Toutes les banques ensemble

Si toutes les banques prêtaient le
maximum autorisé, notre Banque Exemple aurait prêté 900
euros, la banque suivante 90% de 900 euros = 810 euros, la
suivante 90% de 810 euros = 729 euros etc., et toutes les
banques ensemble, avec les 1000 euros de Jean, pourraient
émettre 9000 euros de prêts! Et, naturellement, collecter
des intérêts dessus. Heureusement, en ce moment, elles n’y
arrivent pas encore. Cela nécessiterait beaucoup de temps et
le prêt moyen ne dure pas aussi longtemps. Et lorsqu’un prêt
est remboursé, il disparaît du bilan. Mais même si elles ne
rajoutent que deux, trois ou quatre fois le montant de Jean,
elles obtiennent deux, trois ou quatre fois les intérêts.
Jean lui-même a un compte courant et n’en reçoit rien. Il
doit même payer pour ces chéquiers et sa carte bancaire.
(Ces 9.000 valent pour une réserve de
caisse de 10%. Avec une réserve de 2% ce montant est 49.000
euros!)
Jongler avec les paiements
Mais si la banque n’a
pas l’argent sur les comptes courants, elle ne peut pas
payer avec, non? Alors ce n’est pas de l’argent? C’est
exact. Des 1000 euros de Jean il ne reste que 150 euros chez
notre Banque Exemple et 100 euros chez Banque B. Une banque
ne pourrait jamais payer le total de tous les montants sur
les comptes courants en une fois si les titulaires donnaient
l’ordre de le transférer sur les comptes d’autres banques ou
de le rembourser en espèces. Si cet argent existait
vraiment, bien entendu, la banque pourrait le faire. Pour
tous ces montants sur les comptes courants la banque ne
dispose que d’un petit peu de vrai argent, avec lequel elle
peut executer les ordres de paiement de ses clients. C’est
la petite quantité qu’elle n’a pas prêtée, la réserve de
caisse.
Et quand la banque aura
utilisé cette petite quantité de vrai argent pour exécuter
des paiements de ses titulaires de compte à des titulaires
de compte chez d’autres banques? Que se passera-t-il?
Eh bien, il y aura bien des paiements que des titulaires de
compte chez d’autres banques feront aux titulaires de compte
de notre banque. Et notre banque utilisera ensuite ce petit
peu-là pour exécuter les ordres de paiements suivants.

Donc, lorsque Jean veut
payer 30 euros à quelqu’un chez une autre banque, notre
banque transfère 30 euros de sa réserve de caisse. Et
ensuite il y aura bien un paiement rentrant de la réserve de
caisse d’une autre banque, avec lequel la réserve de caisse
de notre banque sera rétablie. Et ainsi les banques pourront
continuellement transférer entre elles des montants
relativement petites. Et si les banques transfèrent ces
paiements suffisamment rapidement, on peut exécuter beaucoup
de paiements avec.
En fait, on a
l’impression que les banques ont énormément d’argent, mais
en réalité c’est chaque fois ce petit peu de leur réseve de
caisse, qui fait des va-et-vient entre les banques et avec
lequel les paiements sont exécutés. Cependant, chez les
vraies banques avec des milliers de clients, ce petit peu de
réserve de caisse constitue encore un bon montant. Avec ça
elles peuvent généralement transférer des sommes très
importantes sans problème.
Argent de virement
Jusqu’ici nous avons porté toutes les
opérations en compte avec des billets. Mais si les banques
devaient se payer tout le temps avec des billets, ce ne
serait
pas tellement pratique. Il faudrait transporter les billets
chaque fois d’une banque à l’autre avec des
camions-tirelire. Aujourd’hui cela va plus facilement. Les
banques peuvent échanger leurs billets de banque à la banque
centrale contre un avoir. La banque centrale a un compte de
chaque banque avec ces avoirs. Et lorsqu’une banque veut
payer une somme à une autre banque, la banque centrale
transfère cette somme de l’avoir de l’une à l’avoir de
l’autre banque.

Comme la plupart des paiements sont
faits par virement, les banques ne gardent que très peu de
billets de banque en caisse et la plus grande partie de la
réserve de caisse consiste en un avoir chez la banque
centrale. Et lorsque notre Banque Exemple emprunte 50 euros
d’une autre banque, ils sont également rajoutés à la réserve
de caisse. (Réserve de caisse = 120 + 50 = 170)
Et de nos jours, lorsqu’on emprunte de
l’argent à la banque, on ne reçoit pas de billets de banque
pour emporter chez soi, mais le banquier inscrit le montant
sur votre compte courant. Et tant que vous n’avez pas
dépensé cet argent, la réserve de caisse ne diminue pas.
(Cela n’arrive qu’au moment où vous donnez l’ordre de payer
à quelqu’un qui a un compte chez une autre banque, ou
lorsque vous retirez de l’argent en espèces.)
Prêts
Quand les banques prêtent de l’argent,
elles courent un certain risque, que le prêt ne soit pas
remboursé, ou seulement en partie. C’est pour cela que les
banques demandent généralement un gage. Si vous empruntez de
l’argent pour une voiture, et vous ne remboursez pas, la
banque confisque votre voiture, la vend et avec le produit
le prêt restant est remboursé. Et si ce n’est pas assez,
vous gardez une dette envers la banque. Mais si vous ne
pouvez pas payer, la banque devra le passer en pertes. Et si
cela arrive trop souvent, il n’y a pas que la banque qui a
un problème, mais également tous les clients à qui la banque
doit de l’argent.
Nous arrivons ici à une deuxième règle
de jeu importante. Les banques doivent avoir un Capital
équivalent à au moins 8% des prêts en cours. [4] Autrement
dit, pour chaque 8 euros de Capital, la banque peut prêter
100 euros. Mais, chez certains prêts, comme les prêts
hypothécaires pour des logements, les banques peuvent prêter
le double avec le même capital, et donc collecter deux fois
plus d’intérêts. Ce n’est donc pas étonnant, que les banques
aiment beaucoup ces prêts hypothécaires. ( Bien qu’en ce
moment, fin 2008, c’est quelque peu problématique.) Pour des
prêts à l’état la règle des 8% ne s’applique pas. En effet,
l’état peut toujours lever des impôts pour rembourser la
banque.

Donc, pour le prêt à Pierre, notre
Banque Exemple doit également se conformer à cette exigence
de solvabilité. Pour le prêt de 850 euros la banque doit
donc disposer d’un capital d’au moins 8% de 850 = 68 euros.
Dans notre exemple, la banque a 110 euros, donc c’est
suffisant.
Lorsque Pierre rembourse chaque mois
100 euros, la Caisse augmente de 100 euros et le montant
sous Débiteurs diminue de 100 euros.
Mais si Pierre ne rembourse pas les
derniers 50 euros, la banque doit passer ces 50 euros en
perte. Rien n’arriverait dans la Caisse, mais le montant
sous Débiteurs diminuerait quand-même de 50 euros. Et cela
veut dire que le total (ici 1130 euros) diminuerait de 50
euros, et consécutivement cela veut dire, que le Capital de
la banque diminuerait de 50 euros. Et si la banque, en
dehors du prêt à Pierre, avait encore d’autres prêts en
cours, il aurait aisément pu arriver, que la banque devienne
insuffisamment solvable.
Actif, passif, crise
Cela est arrivé aux États-Unis, quand
beaucoup de gens assez pauvres ont obtenu des prêts
hypothécaires à un taux d’intérêt très bas, mais n'ont plus
pu payer lors que le taux a remonté. Beaucoup de
banquiers avaient prévu ces problèmes et s’étaient assurés
contre les défauts de remboursements. Ce que ces banquiers
n’avaient pas prévu, c’est qu’il y aurait un si grand nombre
de gens qui ne pouvaient plus payer, que même les assureurs
ne pouvaient plus payer et faisaient faillite. Et c’est
ainsi, que, malgré tout, ces banquiers perdaient des
montants énormes en Débiteurs, avec comme conséquence que de
l’autre côté du bilan leur capital diminuait. Leur
solvabilité était en danger. D’autres banquiers avaient
revendus ces prêts hypothécaires risqués en petits paquets à
d’autres banques, à l’intérieur et à l’extérieur des
États-Unis. Ces acheteurs s’étaient fait avoir et se sont
retrouvés avec des paquets de prêts hypothécaires, dont
personne ne voulait plus. Alors, beaucoup de banques se
sont trouvées en difficulté et un nombre de banques ont fait
faillite. Et comme les banques ne savaient pas les unes des
autres qui avait acheté de tels paquets et qui pouvait faire
faillite le lendemain, elles ne voulaient plus prêter de
l’argent les unes aux autres. Normalement elles font cela
tous les jours, lorsqu’à la fin de la journée l’une a un
excès d’avoir chez la banque centrale et une autre en a trop
peu. Et si les banques ne se font plus confiance, chaque
banque doit se débrouiller elle-même. Et cela veut dire,
prendre soin, qu’il reste assez de réserve de caisse, donc
prêter le moins possible. Et comme la pupart des entreprises
dépendent de prêts pour fonctionner, ces entreprises se
trouvent en difficulté aussi. D’abord une par une, et
ensuite en grand nombre. La crise.
[1] Secrets d’argent, intérêt et
inflation:
http://www.courtfool.info/fr_Secrets_d_argent_interets_et_inflation.htm
[2] Exigence de liquidité Federal
Reserve (depuis 1992)
http://www.federalreserve.gov/monetarypolicy/0693lead.pdf
[3] Liquidité en Europe:
http://www.bportugal.pt/euro/emudocs/bce/eubankingsectorstability2005en.pdf , tableau 16
[4] L’exigence de solvabilité de 8% a
été convenue par des grandes banques internationales dans
l’Accord de Basle en 1988. Depuis il y a eu beaucoup
d’aménagements. Depuis 2006 l’Accord Basle II est en
vigueur, avec plus d’exigences quant à la composition du
capital, mais aussi avec plus de liberté de choix pour les
banques quant aux méthodes pour calculer leurs risques.
The Basel Capital Accords:
http://www.parl.gc.ca/information/library/PRBpubs/prb0596-e.htm
Exemple de calcul du percentage de
solvabilité:
http://www.rbnz.govt.nz/finstab/banking/regulation/0091769.html#navstart
Proposition pour des exigences plus
souples de 2004:
http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=MEMO/04/178&format=HTML&aged=1&language=EN&guiLanguage=en
Plus de documentation:
Bilan de banque:
http://www.amosweb.com/cgi-bin/awb_nav.pl?s=wpd&c=dsp&k=bank
balance sheet
Geld, Financiële Markten & Financiële
Instellingen, C. van Ewijk & L.J.R. Scholtens (Wolters
Noordhoff) (en hollandais.)

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